La chasse immobilière dans le 6ème arrondissement de Lyon

Les spécificités du 6ème arrondissement : huppé et chic

La presqu’île étant surpeuplée, différents ponts vont être construits afin d’élargir Lyon vers le sud et l’est. Le chantier du Pont Morand se termine en 1775 pour les piétons et 1776 pour les voitures. Un canal a été conçu afin de détourner les eaux du Rhône qui inondaient régulièrement la partie est de Lyon. En effet, le 6e arrondissement est une ancienne zone de plaine alluviale inondable du Rhône. Depuis 15 000 ans le fleuve charrie sable et galets et ces alluvions s’accumulent pour former entre autres les îles des Brotteaux et des lônes.

Le paysage est mouvant. Le lit principal du Rhône passe avant 1730 au milieu de ce qui deviendra le parc de la Tête d’or. Sur les îles les moins exposées à la submersion s’implantent des fermes : celles de la Tête d’Or, de Bellecombe, de l’Emeraude. Mais l’activité n’est pas qu’agricole : les Lyonnais viennent se promener et se distraire dans des guinguettes plus ou moins autorisées. Notamment, le marionnettiste Cardinely fait plusieurs saisons aux Brotteaux, à compter de 1777.

Cet arrondissement date de 1867. Au départ, la plaine des Brotteaux est un lieu d’organisation d’évènements tels que Montgolfière, Cirques…  Puis, les fameux Brotteaux, deviennent le quartier des nouvelles fortunes acquises au XIXème siècle et des cadres supérieurs qui arrivent à Lyon. Il s’étend du cours Lafayette, le long de la rive droite du Rhône jusqu’au Nord du Parc de la Tête d’Or, et vers l’est jusqu’à Villeurbanne. De nombreux terrains sont encore propriété des Hospices Civils de Lyon. Quartier commerçant, résidentiel, ayant l’un des lycées de Lyon des plus réputés le lycée du Parc. Les accès autoroutiers sont rapides et la gare de la Part dieu est proche. Autrement dit, des impératifs pour les chefs d’entreprises et les cadres supérieurs qui voyagent souvent.

Le quartier des Brotteaux – L’urbanisation de ce quartier débute à la fin du XVIIIe siècle sous l’impulsion de l’architecte et urbaniste Jean-Antoine Morand de Jouffrey (17271794).

Après la terrible inondation de 1856, la digue de la Tête d’or s’érige à la limite ouest et nord du parc. Les travaux du Parc de la Tête d’Or commencent dès 1856, sous la direction des paysagistes suisses Denis et Eugène Bühler. La ville inaugure le parc après cinq années de travaux mais il ouvre dès 1857. Notons que la partie sud du parc, le long du boulevard des Belges, est urbanisée à partir de 1892. Les hôtels particuliers et autres maisons bourgeoises possèdent un accès privé au parc.

L’actuel bâtiment de la gare de Lyon-Brotteaux ouvre en 1908 sur la ligne Lyon-Genève. Cette gare raccorde les lignes Paris-Marseille et Lyon-Genève, elle est désaffectée après l’ouverture de la nouvelle gare TGV de La Part-Dieu. C’est pourquoi elle reprend vie en 1988 par l’architecte Yves Heskia. Elle abrite un hôtel des ventes, des bureaux, restaurants, bars et une discothèque.
De plus, elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 7 mai 1982.

La Cité internationale est un quartier récent de la ville de Lyon. En effet, elle se situe entre une boucle du Rhône et le parc de la Tête d’or. Elle occupe l’espace de l’ancienne foire de Lyon. Par ailleurs, l’architecte choisit pour dessiner cette cité est l’architecte de renom Renzo Piano.

Elle accueille des bureaux, des habitations, des cinémas, des hôtels, un centre de congrès et le MAC Musée d’Art Moderne de Lyon. – Cité Internationale, 81, quai Charles de Gaulle 69006 LYON 04 72 69 17 17 – http://www.mac-lyon.com

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